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Le petit bal perdu

Par Dominique • 29 oct, 2009, Ă  01:00:52 • CatĂ©gorie: Culture

Samedi 7 novembre Ă  20h30
à La Vence Scène

le service culturel de la ville de Saint-Egrève vous propose d’assister Ă  la reprĂ©sentation de la pièce

bal-perdu_190Le Petit Bal perdu
par la compagnie Takiya Tokaya Théatre

Montage de textes et de chansons de l’arrière du front pendant la guerre de 14-18

« Nous sommes en 1917. A travers des chansons, des poèmes, des textes, des «petites» histoires de l’arrière, se dĂ©voile un peu de la grande, qui a dĂ©chirĂ© la France de l’époque. Sur la ligne de front la bataille fait rage. Pour reprendre 50 mètres Ă  l’ennemi, on paye le prix fort. Des milliers de cadavres jonchent le sol. Cette folie des hommes va coĂ»ter des millions de vies humaines. Au mĂŞme moment, quelque part Ă  l’arrière du front, la vie continue comme elle peut. Il faut bien qu’on vive…
Nous sommes dans un petit bal perdu comme il en existait en ce temps-là : on danse, des regards se croisent, des promesses s’échangent. Il faut bien qu’on aime…
Entre deux nouvelles du front et des proches qui sont là-bas, on rit. On rit très fort de l’ennemi bien sûr, mais aussi de nos vaillants petits pioupious, sur le mode des comiques troupiers. La propagande des journaux, les discours des militaires et des politiques annoncent des victoires fracassantes.
Au théâtre, l’enjeu c’est de faire en sorte que les comédiens, chargés d’incarner une réalité contemporaine ou intemporelle puissent la communiquer au public qui doit pouvoir l’éprouver, la ressentir, s’y reconnaître, y prendre part.

bal-perdu2_190Quand un metteur en scène raconte une histoire, son rôle, son enjeu personnel, c’est de chercher l’approche la plus adéquat, de trouver le langage commun qui, nuances après nuances, créera la relation la plus forte entre comédiens et spectateurs. C’est toute la problématique de la mise en scène et de la direction d’acteurs : il s’agit d’inventer la forme qui permettra à l’émotion d’être partagée. Et, paradoxalement, c’est l’angle de l’humour et du rire qui m’a intéressé : on rit beaucoup dans ce spectacle.
Car, il suffit de prendre un tout petit peu de distance par rapport à l’événement pour qu’apparaisse le ridicule des slogans et des tirades ronflantes propres à n’importe quelle période de guerre. Et le rire est quelquefois amer, mais il est doux aussi, car je me sens solidaire, et j’éprouve une immense tendresse pour tous ces gens, humbles victimes qui se font éternellement berner par les discours idéologiques.
Le théâtre, me semble-t-il c’est une façon de refaire le monde, c’est le dernier refuge de l’utopie. Et ce spectacle est Ă  la fois une rĂ©flexion critique sur le prĂ©sent, le pouvoir, les lois, la violence et l’histoire, et en mĂŞme temps, insĂ©parablement, un cri, un rire, qu’elle porte en elle et qui lui confère une portĂ©e physique et sa valeur Ă©motive. » (Michel Dibilio)

Mise en scène : Michel DIBILIO
Comédiens : Aurélie Deny, Margot Faure, Anouch Durand, Benoît Kopniaeff, Frédéric Plazy,
Jocelyne Sand, Véronique Ségalat
Musiciens :Fabrice Bon (piano, clarinette, violon), Philippe Grorod (accordéon)
Régie son et lumière : Mathieu Dibilio

Renseignements :
sce culturel, 04 76 56 53 63

Le dossier de presse est téléchargeable ici.

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