Ding-Dong
Par Marie • 29 avr, 2009, Ă 01:00:25 • CatĂ©gorie: Contes
Il était une fois, enfermée dans le clocher d’un petit village, une cloche qui s’appelait Ding-Dong.
La demoiselle dans sa lourde robe de bronze, ne comptait plus les heures depuis que le vieux sonneur avait cessé son activité et elle passait ses journées à scruter l’horizon, guettant son successeur.
A quelques heures du grand rassemblement des cloches à Rome, Ding-Dong n’avait vu venir personne, craignant de ne pas faire le voyage, elle confia son inquiétude aux souris qui logeaient là .
- Si je ne peux me rendre à Rome, leur dit-elle, les enfants du village n’auront pas d’œufs cette année.
- Pourquoi n’auraient-ils pas d’œufs ? Les poules en pondent encore il me semble ! Affirma Suzy la reine des souris.
Ding-Dong rĂ©pliqua – Mais les poules ne pondent pas d’œufs en chocolat !
- Suzy insista – Et il te faut aller Ă Rome pour trouver ces Ĺ“ufs lĂ ?
- Oui, soupira Ding-Dong, je dois accomplir ce long voyage pour en rapporter.
- Comment peux-tu distribuer ces œufs aux enfants ? Demanda Suzy.
- A mon retour de Rome, je lâche tous les œufs au-dessus des jardins.
- Et les enfants les attrapent au vol ?
- Mais non voyons ! Les lapins qui sont mes complices, à mon passage se précipitent pour les ramasser et les cacher.
- Pour les cacher oĂą ?
- Dans les fourrés, les bosquets et les massifs de fleurs. Et il faut voir au matin de Pâques comme les enfants prennent plaisir à les chercher ! Je ne peux pas me résigner à les priver de ce plaisir !
Suzy compréhensive se fit rassurante.
- Ne t’inquiète pas, tu vas partir à Rome nous allons t’y aider ! Que veux-tu que nous fassions ?
- Vous n’avez rien d’autre à faire qu’à tirer de toutes vos forces sur cette corde qui pend à mon cou. Vous voulez essayer ?
Toutes les souris vinrent s’agripper à la corde. Elles tirèrent et tirèrent encore, elles appelèrent même les rats en renfort, rien n’y fit.
Ho hisse ! Ho hisse ! Tous tirèrent encore et encore, mais toutes leurs forces réunies ne suffirent pas à faire bouger Ding-Dong.
Une hirondelle qui passait par-là , voyant le spectacle s’en mêla.
- Vous devriez plutĂ´t appeler monsieur le Vent !
- Monsieur le Vent pourra me faire voler crois-tu ? Demanda Ding-Dong.
- Monsieur le Vent ? Bien sur qu’il le pourra ! Je l’ai vu déraciner des arbres, emporter des toits et soulever des maisons. Rien ne lui résiste tu sais !
- Qu’il vienne alors, mais qu’il vienne vite ! Pria Ding-Dong.
A l’instant même monsieur le Vent arriva, brise légère, il n’effleura que légèrement la robe de bronze. Alors, il inspira profondément puis expira violemment pour se faire bourrasque, mais Ding-Dong bougea à peine. Soudain, monsieur le Vent prit du recul et devant le clocher se mit à danser. Il s’éleva, tournoya très vite et se faisant tornade, d’un coup d’un seul, il aspira Ding-Dong qui s’envola vers Rome en carillonnant.
Ding-Dong revint au matin de Pâques, mais quelle ne fut pas sa surprise de voir qu’en son absence, dans le clocher, un bienfaiteur avait fait installé une boite mécanique toute automatique. Tic-tac, tic-tac faisait la boite, sur son ventre le gros bouton vert, tout à coup, se mit à clignoter donnant à Ding-Dong le signal de sonner à toute volée pour fêter son retour. Et tandis qu’elle carillonnait joyeusement, dans tous les jardins, l’on pouvait voir des enfants partir heureux à la recherche des œufs en chocolat.








24 septembre 2009 à 19:20
Un conte très explicatif et génial pour les petits enfants comme les grands de 13 ans voire plus !