Du génocie cambodgien aux cantatrices oubliées de l’Isère

Par Sylviane • 21 mar, 2009, à 01:00:49 • Catégorie: Histoire

affiche_s21-190Dans le cadre de ses activités historiques et patrimoniales, l’association Histoire et patrimoine « Vence Neyron Cornillon » a organisé samedi 28 février une visite au Musée de la Résistance le matin, suivie d’un repas et d’une conférence aux Archives départementales sur un thème plus léger.

Le matin, Olivier Cogne, membre de notre association et responsable des expositions au Musée de la Résistance nous a présenté l’exposition permanente entre 10 h et 11 h 30, mais le but initial de la visite était de nous faire découvrir les photos de Dominique Mérignard prises au Musée du Génocide cambodgien de Phnom Penh. Ce qui fut fait entre 11 h 30 et 12 h 15.

Le photographe Dominique Mérignard était parti au Cambodge dans le but de faire des photographies et d’enseigner à l’Ecole des Beaux Arts de Phnom Penh. Quelques uns de ses étudiants l’ont emmené au Musée du Génocide, ancienne prison, nommée S21.

La particularité de ce musée est d’avoir gardé en l’état le bâtiment, (c’est un ancien lycée converti en 1975 par les khmers rouges en prison de haute sécurité), tant intérieur qu’extérieur. Le photographe a aussitôt été frappé par les photos faites par les khmers rouges de toutes les personnes (hommes, femmes, enfants) emprisonnées avant d’être torturées et assassinées, affichées sur les murs et qui semblaient encore vivantes et regardaient avec intensité les visiteurs.

Voici la description « officielle » de l’exposition :

Du 07/11/2008 au 13/04/2009
A l’occasion du 60e anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, le Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère – Maison des Droits de l’Homme présente une exposition relative à la tragédie que le Cambodge a connu pendant le régime khmer rouge, d’avril 1975 à janvier 1979. A travers les photographies de Dominique Mérigard, réalisées à Phnom Penh en décembre 1994, l’exposition porte un éclairage sur ce crime de masse, et au-delà, sur les  traces qu’il a laissées, notamment celles de la section spéciale S-21, la plus sinistre des prisons du régime de Pol Pot.

ninon_vallinCette exposition était à voir absolument avant le 6 avril, car elle est ensuite remplacée par une autre exposition sur le même thème, mais il valait mieux commencer par la première pour connaître l’histoire de ce génocide, raconté par des rescapés venus s’installer en Isère. En effet, à la fin de l’exposition, vous pouvez visionner une vidéo complète de témoignages de cambodgiens qui pourraient être nos voisins. Ils ont vécu l’irracontable et pourtant, ils nous le racontent.

Cette exposition très forte, fut ensuite suivie d’un repas dans un restaurant de la rue Brocherie, la « Bodéga ». Une vingtaine d’adhérents y participaient dans une ambiance très conviviale. Et enfin, ceux qui voulaient poursuivre leur journée culturelle, purent assister à une conférence aux Archives départementales, proposée par l’Académie delphinale, sur le thème des « cantatrices oubliées de l’Isère » (dont Ninon Vallin, la plus « célèbre »). Et qui en était l’orateur ? Une personne bien connue et très appréciée des amateurs d’histoire de Saint-Egrève : Jean Ballestas, frère d’une cantatrice dont le nom était Renée Mazella Ballestas, (1913/2000) qui s’est produite de Rio de Janeiro au Métropolitan à New-York, mais aussi à Paris, Rome….

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