Barnave …..dans le Diois
Par Sylviane • 30 aoĂ»t, 2008, Ă 00:00:30 • CatĂ©gorie: Histoire
A l’occasion d’un séjour dans le Diois, j’ai eu la surprise de traverser un petit village nommé Barnave, tout près d’une des capitales de la Clairette de Die qu’est Châtillon-en-Diois.
Aussitôt rentrée, je consulte un ouvrage sur « notre » Barnave car j’avais bien retenu que sa famille était d’origine drômoise. Voici donc ce que j’ai réappris concernant ses ancêtres et ses parents proches. J’en profiterai pour rajouter, la semaine prochaine, quelques informations sur la propriété de Saint-Egrève que Jean-Pierre Barnave, le père d’Antoine, http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_Barnave avait acquis une vingtaine d’années après s’être installé à Grenoble.
L’ouvrage de référence est de René Fonvieille : « Barnave et la pré-révolution Dauphiné 1788 ». Il était en vente au château de Vizille entre autres lieux.
Jean-Pierre Barnave habitait dans une maison vétuste, qui fut démolie à la fin du 19ème siècle, rue de la Perollerie (actuelle rue Barnave), entre la cathédrale Notre-Dame et le palais du Parlement de Grenoble. Il était procureur et encore célibataire à 46 ans, il était considéré comme un homme besogneux. Protestant aux idées rigides, il était apprécié pour la rectitude de sa vie, mais ne forçait pas la sympathie immédiate. Issu d’une vieille famille montagnarde, dont on retrouve les traces jusqu’au 15ème siècle, il était né à Saillans, en Haut-Dauphiné, dans la région qu’on appelle le Diois.
Le premier ancêtre connu des Barnave était Gononus de Barnava, dont le nom apparaît dans un procès-verbal de l’assemblée tenue pour l’élection des consuls (« ancêtres » des maires) de Saillans du 21 mai 1415. Bien des années plus tard, on voit apparaître François Michel Barnave, né en 1619, mort en 1698, et son frère cadet, Jean Barnave de la Comtériche, mort en 1672 avec le grade de capitaine de cavalerie. Michel Barnave, né en 1644, fils de François Michel, devint propriétaire d’un moulinage de soie ; il eut neuf enfants, dont Antoine, qui eut à son tour, cinq enfants : Antoine, Jeanne, Jean-Pierre, Magdelaine et Michel. Jean-Pierre est le père du député du Dauphiné que nous connaissons.
C’est parce que son grand-oncle, Jean Barnave de la Comtériche mourut Capitaine de cavalerie complètement ruiné, que l’un de ses petits neveux, Antoine, décida de démissionner de l’armée où il avait obtenu le même grade, pour se consacrer entièrement à l’exploitation de la fabrique de fils de soie appelée moulinage, que son père Michel avait donc créé à Saillans. Il épousa une riche héritière, Jeanne Grivet, et put ainsi agrandir l’industrie paternelle qu’il transporta en 1706 à Vercheny, un peu plus haut en amont de la Drôme. C’était donc le grand-père du grand orateur de la Révolution.
Les Barnave étaient de religion catholique, mais Antoine, le grand-père, avait épousé une protestante, Jeanne, et en même temps que la grosse dot, elle apportait de sérieuses convictions de la religion réformée dans laquelle elle exigea, sans doute, d’élever ses enfants.
Jean-Pierre Barnave, né le 4 janvier 1712, quatrième enfant du couple, après avoir passé son adolescence à Vercheny, vint à Grenoble et à Orange pour y faire des études juridiques. En 1737, à l’âge de 25 ans, il acheta une charge de procureur auprès du Parlement du Dauphiné. Il se mit au travail avec l’obstination d’un montagnard et la rigidité d’un protestant. Grâce à ses capacités professionnelles, son sérieux, la sévérité de ses mœurs, il obtint rapidement l’estime générale. Des dossiers lui appartenant, conservés à la bibliothèque de Grenoble, permettent de se rendre compte de plusieurs aspects de sa personnalité : rigueur dans le choix de ses arguments, présentations méticuleuses, science juridique incontestable…
Mais la vie de célibataire ne devait pas être très gaie dans sa vieille maison de la rue Pérollerie où il avait son étude et son habitation. C’est pourquoi sans doute, il décida d’acheter, vers 1760, à une lieue de Grenoble, dans le village de Saint-Egrève, au hameau de Saint-Robert, une belle et vaste propriété de maître dont dépendait une métairie. Et en septembre de la même année, des pourparlers de mariage étaient en cours.
La suite, samedi prochain.
PS : Ethymologie de Barnave : Le nom de la commune de Barnava fut adoptĂ© dès 1227. Il est construit Ă partir de la racine celtique « barr » (le sommet, la hauteur) et du terme gaulois « nava » qui signifie une vallĂ©e encaissĂ©e








7 septembre 2008 à 11:10
Très interressant rĂ©cit que j’ai eu plaisir Ă lire et qui m’a fait dĂ©couvrir beaucoup de choses je vais suivre la suite avec impatience Bonne journĂ©e
29 mars 2010 à 7:17
bonjour
je voudrais en savoir plus sur la famille barnave mon grand pere paternel est ne a soyans
25 avril 2010 à 11:51
finalement tu as mis une histoire Ă tes origines,bravo!;)